Maison Coilliot à Lille : une façade Art nouveau pensée comme publicité
Repères sur Maison Coilliot
- Commune
- Lille
- Adresse
- 14 rue de Fleurus
- Époque
- XIXe siècle
- Protection
- classé au titre des monuments historiques le 16 mars 1977
- Architecte ou auteur
- Hector Guimard (architecte)
- Référence Mérimée
- PA00107670
- À pied de la Grand-Place
- 18 min
- Métro le plus proche
- République – Beaux-Arts, 9 min à pied
À moins de 500 m : Immeuble, 13, 15, 17 rue Fabricy (30 m), Temple protestant de Lille (380 m), Hôtel des Postes de Lille (420 m), Palais des Beaux-Arts de Lille (430 m), Hôtel des Cariatides (450 m).
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Sources : Ministère de la Culture (Mérimée), OpenStreetMap, données extraites le 22 octobre 2026.
Au 14 rue de Fleurus, la Maison Coilliot attire le regard par sa façade verte, ses fenêtres aux formes arrondies, ses ferronneries et ses inscriptions en céramique. Réalisée entre 1898 et 1900 par l’architecte Hector Guimard, elle compte parmi les réalisations Art nouveau les plus singulières du nord de la France, selon 2tout2rien.fr.
Cette maison a été commandée par Louis Coilliot, entrepreneur lillois qui commercialisait des matériaux céramiques. Le projet réunissait ses activités commerciales et une habitation privée. Sa façade avait aussi une fonction très directe : présenter aux passants les produits qu’il souhaitait vendre.
Une maison conçue comme vitrine
Le revêtement vedette est la lave émaillée, une pierre volcanique découpée en plaques puis recouverte d’un émail vitrifiable. Après cuisson, ce procédé offre une surface colorée, résistante aux intempéries et capable de recevoir motifs ou inscriptions.
Sur la façade, les mots Céramique, Lave émaillée et Coilliot font partie intégrante de l’architecture. Les panneaux émaillés, les boiseries colorées et les éléments métalliques composent ainsi une démonstration à grande échelle du savoir-faire commercialisé par Louis Coilliot.
Courbes, asymétrie et détails à observer
La parcelle, étroite et dissymétrique, imposait des contraintes d’alignement et de hauteur. Hector Guimard les a intégrées à son dessin : la façade présente deux parties de largeurs différentes et des ouvertures qui s’éloignent des compositions classiques. Les courbes, les baies vitrées et la structure supérieure ouverte contribuent à son allure inhabituelle.
Pour une découverte aujourd’hui, il faut prévoir une observation depuis la rue. Le bâtiment est privé : la façade est visible depuis l’espace public, mais l’intérieur n’est pas ouvert aux visites habituelles. La maison et son décor intérieur sont classés au titre des monuments historiques depuis le 16 mars 1977.
Source : 2tout2rien.fr
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